Transformer à Gauche - Bas-Rhin

Le blog de la sensibilité "TàG" de la Fédération du Bas-Rhin du Mouvement des Jeunes Socialistes

02 mars 2007

La campagne de la dignité citoyenne retrouvée

En cinq ans, la droite au pouvoir nous a fait la démonstration d’une Vème République autoritaire, où le dialogue social n’est qu’un ornement a posteriori, où le citoyen n’est qu’artificiellement consulté sur des projets déjà entérinés. Des réformes gouvernementales passées aux forceps aux décisions des pouvoirs locaux sans consultations autres que des mises en scène à travers des « conseils de quartier » alibis, la droite entache dans notre république le rapport de l’élu au citoyen. En effet, la confiance liant l’un à l’autre, pourtant ciment de la démocratie représentative, n’a eu cesse de s’éroder par une pratique visant à hiérarchiser les compétences desquelles découlerait la légitimité de se forger une opinion et de l’exprimer.

Ce déni de démocratie, dans un environnement de remise en questions des orientations politiques développées cette dernière décennie, est aux sources d’un malaise profond, de la crise du vivre ensemble. Or nos concitoyens ont montré à de multiples occasions la volonté affirmée de s’exprimer, de participer.

Avec le coup de tonnerre d’avril 2002, un certain nombre de socialistes, se positionnant de manière critique face à notre passé récent, ont trouvé dans l’érosion de la dignité citoyenne l’une des clés à la crise du politique que traverse notre régime. S’appropriant cette analyse, les jeunes socialistes ont reconquis le terrain par l’exigence du partage des convictions et de l’écoute de la parole de tous, avec tous.

Avec la phase d’écoute, rencontre de convictions et d’échanges avec les habitants de France, notre candidate remet la dignité des citoyens au cœur de notre méthode politique. Evitant les sur-effets de masses d’ovations à tentations plébiscitaires, les débats participatifs, où plus de trois millions de français ont apporté leurs témoignages et ont étayé le projet socialiste, et les réunions du changement, qui seront pour les socialistes le moyen de repartir à la conquête du terrain par la pertinence de la parole, redonnent aux citoyens leur place d’acteurs centraux du débat public.
Pour nous, la campagne présidentielle de 2007 sera ce temps de la reprise du pouvoir par le peuple, sera cette campagne où l’exigence démocratique redeviendra la colonne centrale de l’action politique.

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05 février 2007

transformer à gauche, l’ambition d’une nouvelle génération

La mondialisation, phénomène bien que peu récent, véhicule aujourd’hui à l’échelle de la planète la résignation fruit de la pensée unique. Face à cela, le mouvement altermondialiste semble être en panne, peinant à fournir des alternatives et mobilisant de moins en moins, comme en témoigne l’attention portée au dernier forum social mondial de Nairobi. Dans ce climat, les réformistes et les progressistes de toute l’humanité s’interrogent et tentent de trouver un nouveau souffle, un nouveau projet global à opposer à la domination néo-libérale et néo-conservatrice. Alors que les gauches latino-américaines se réinventent, alors que les démocrates américains se reconstruisent, la social-démocratie européenne ne se sauve plus que par ses réponses sociétales et peine à trouver une nouvelle stratégie politique en réponse à la crise économique et sociale. La troisième voie blairiste, comme les grandes coalitions gauche-droite, du Bundestag ou du Parlement européen, sont autant de fuites vers le centrisme qui immobilisent et rendent stagnante l’alternative progressiste sur le vieux continent.

Notre génération, héritière des première et deuxième gauche, conservant un regard critique sur notre histoire collective, a l’ambition de porter une gauche de mouvement, une gauche de transformation.

Une gauche de transformation qui, à l’écoute des aspirations profondes de la société, se donne comme objectif de retourner sans démagogie ni dogmatisme auprès de ceux qui souffrent, notre origine politique.

La gauche se doit de répondre à l’urgence sociale qui traverse notre pays. Les réformistes, par la preuve, se doivent d’ouvrir la voie de l’alternative contre celle de la résignation. Rendre aux citoyens leur dignité là où la droite la leur refuse : logement pour tous, emploi et formation, revalorisation du pouvoir d’achat, égalité devant les services publics… nous devrons ressouder le vivre ensemble là où l’alliance du libéralisme et du conservatisme n’a cessé de diviser et d’opposer les Français ces cinq dernières années.

La gauche se doit de refonder le pacte social et réaffirmer son exigence de démocratie en s’affirmant de manière décomplexée dans tous les débats. Le clivage gauche-droite, dans la crise démocratique que traverse notre République, constitue la colonne vertébrale de la repolitisation de la place publique.

Gauche de transformation car gauche qui propose une nouvelle démocratie au Parlement renforcé, à l’exécutif collégial et où le citoyen redevient acteur central du projet démocratique en se ressaisissant du débat politique à toutes ses échelles. La politique devra renouveler ses pratiques afin de regagner la confiance des Français. Le Parti Socialiste lui-même, meilleur outil de la transformation sociale, devra redevenir un parti militant traversé par les respirations de la société, à l’écoute des aspirations du peuple et étayant son projet politique par un lien permanent avec le mouvement social.

Marchant sur ses deux jambes, ayant fait le choix d’être partisans, le Mouvement des Jeunes Socialistes du Bas-Rhin, pour le deuxième mandat consécutif, se fait porteur sur le terrain et dans ses pratiques de la pertinence de ces analyses et orientations.

S’appuyant sur le Collectif Fédéral, siège de la démocratie représentative, et sur l’Assemblée Générale, lieu central de la parole égale entre tous les jeunes socialistes, le militant est pleinement acteur de l’animation d’un Mouvement fort et présent sur tous les terrains.

La fédération du Bas-Rhin a l’ambition d’être rejointe par toujours plus de jeunes, s’engageant à faire peser dans la gauche la voix d’une nouvelle génération. Révélées par la vague de l’après 21 avril 2002, du mouvement de protestation contre la loi Fillon ou encore plus récemment du mouvement contre le CPE, les vagues de militants de cette nouvelle génération ont fait du MJS l’outil principal du débouché politique à sa revendication : le droit à l’avenir.

Descendant la politique de son piédestal et la rendant accessible à tous, le MJS se veut un grand mouvement d’éducation populaire, politique et citoyenne vertébrant les aspirations de la jeunesse qui l’investit. Plaçant le doute comme méthode de réflexion, innovant dans son militantisme, le MJS Bas-Rhin forme au quotidien les futurs citoyens et responsables politiques, terreau d’une gauche de transformation.

Aujourd’hui, les socialistes sont en campagne, et les prochaines échéances seront cruciales pour notre génération qui n’a jamais pu voter pour un candidat de gauche au second tour d’une élection présidentielle. C’est pour nous cette grande campagne de transformation, nous nous y engageons avec enthousiasme. Enthousiasme pour une gauche en mouvement qui replace le citoyen au centre du débat, pour une gauche qui reprend les chemins de l’union. Enthousiasme pour un projet auquel le MJS a pleinement participé.

Ce projet sera le support de nos convictions avec lesquelles nous irons reconquérir tous les terrains. Lors des dernières campagnes nous avons été trop absents des quartiers populaires où pourtant nous, et seulement nous, sommes attendus et capables de construire la République pour tous. Et c’est d’ailleurs quand nous oublions de nous adresser à ceux qui espèrent et qui ont le plus besoin de changement, qu’il nous manque le souffle nécessaire pour une victoire de la gauche.

Dans le Bas-Rhin, les quartiers populaires ne sont pas les seuls lieux de mission ; les aires périurbaines et rurales sont trop souvent sacrifiées face aux impératifs « strasbourgeois ». Notre génération se fixe comme mission et ne sera satisfaite qu’avec la conquête de tout un département dans sa diversité de situations et de territoires. Notre génération s’assigne l’ambition, devant l’Histoire, de faire renouer les Alsaciens avec les valeurs humanistes, sociales, démocrates et de solidarité, qui pourtant n’ont jamais été étrangères à notre région.

Oui, notre génération est ambitieuse et saura se mobiliser pour transformer son environnement. Bien que minoritaires dans un contexte de guerre à la jeunesse, les jeunesses ont leur mot à dire sur le monde qui les entoure, se saisissant de tous les outils à leur disposition. Loin d’être résignés, les jeunes s’investissent dans les différentes voies de la transformation sociale, développant leurs modes d’intervention propre, couvrant aussi bien l’engagement associatif que culturel. Refusant de se laisser enfermer dans le jeu d’infantilisation dans lequel les pouvoirs en place sont régulièrement tentés de les pousser, réfutant toute tendance à suivre d’hypothétiques guides providentiels, les jeunesses ne doivent qu’à elles seules leur lecture et leurs réponses.

Maison de tous les jeunes socialistes, le Mouvement s’est de tous temps fait le héraut de cette autonomie, tant dans les pensées que dans les actes. Plus de dix ans d’autonomie ont permis de faire de la jeunesse socialiste une force pour tout son camp. Avec neuf propositions du MJS reprises dans le projet socialiste, notre génération a su convaincre ses aînés tant par la pertinence de ses visions que par son implantation générationnelle. Cette force doit être au service du socialisme et du renouvellement de la gauche.

Fière de ses valeurs, ambitieuse pour son camp, consciente que c’est l’avenir qu’elle porte sur ses épaules et pleinement imprégnée de cette responsabilité, notre génération se veut celle du changement, celle de la transformation à gauche.

Posté par baptiste_hm à 18:23 - 2. textes TàG - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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