14 août 2007
Mise à Jour de la Compostion du CA TàG 67
Composition du Collectif d’Animation
Président :
HEINTZ-MACIAS
Baptiste (Animateur Fédéral)
Coordinateur :
CHABOD Antoine (Délégué suppléant au CF)
Membres
électeurs :
BAULIEU
Florent (Déléguée au CF)
BLATZ
Nathan (Délégué au CF)
BONNOT Eléonore
(Déléguée suppléante au CF)
BROUSSE Sylvain (Délégué au CF, Responsable du
Groupe Sud)
CHECLER
Justine (Déléguée Suppléante au CCR)
DURMAZ Nihal (Déléguée au CCR)
GACITUA-PETIT
Lucas (Délégué au CF)
GERNET
Jean-Baptiste (Délégué au CF)
GUERNINOUCHE
Matthieu (Responsable du Groupe Strasbourg Ouest)
HAMM
Camille (Déléguée au CF)
HAMM
Christelle (Déléguée Régionale, Déléguée au CF)
HAMMAN
Sophie (Responsable du Groupe Sélestat)
HEITZ
Sébastien (Délégué au CF)
HERRGOTT
David (Délégué au CCR)
KUNTZ Sylvain (Délégué suppléant au CCR)
MADICH
Karim (Délégué au CCR)
MEYER
Paul (Membre du BN, Délégué au CCR)
RIPARI
Nina (Déléguée au CF)
RISSER
Thomas (Délégué suppléant au CF)
TORBEY Ludovic (Délégué au CF, Responsable du
Groupe Campus)
VIES
Pauline (Déléguée au CF, Responsable d Groupe Strasbourg)
WENGER Audrey (Déléguée suppléante au CCR)
Membres consultatifs :
EBOBISSE
Musina (membre BL Strasbourg Sud)
GEORGEL Tom (membre BL Strasbourg Nord)
HAMM
Hortense (membre BL Campus)
HAMMAN
Sophie (membre BL
Sélestat)
HORNECKER
Gaston (membre BL Strasbourg Ouest)
PIDANCIER
Julien (membre BL Strasbourg Nord)
WOLFF
Marion (membre BL Sélestat)
06 août 2007
le temps de la refondation
Contribution de Transformer à Gauche 67 déposée au Collectif Fédéral du 18 juillet 2007
Le temps de la refondation
Contribution présentée par Baptiste Heintz-Macias, Animateur Fédéral du Bas-Rhin, et,
Les membres du Collectif Fédéral : Florent Baulieu (DCF), Nathan Blatz (DCF), Eléonore Bonnot (DCF.s), Sylvain Brousse (DCF, RL Illkirch), Antoine Chabod (DCF.s, RL Strasbourg sud), Justine Checler (DCCR.s, RL Schiltigheim), Nihal Durmaz (DCCR), Lucas Gacitua-Petit (DCF), Jean-Baptiste Gernet (DCF, RL Campus), Matthieu Guerninouche (RL Strasbourg ouest), Camille Hamm (DCF), Christelle Hamm (DCF, DR), Sophie Hamman (RL Sélestat), Sébastien Heitz (DCF), David Herrgott (DCCR), Sylvain Kuntz (DCCR.s), Karim Madich (DCCR), Paul Meyer (MBN, DCCR), Nina Ripari (DCF), Thomas Risser (DCF.s), Ludovic Torbey (DCF), Pauline Viès (DCF, RL Strasbourg nord), Audrey Wenger (DCCR.s),
Les membres du Secrétariat du
Collectif Fédéral et des Bureaux Locaux : Inès Djafour (BL Illkirch), Musina
Ebobisse (BL Strasbourg sud), Tom Georgel (BL Strasbourg nord), Hortense Hamm
(BL Campus), Alain LePage (BL Sélestat), Julien Pidancier (BL Strasbourg nord),
Arthur Rollet (BL Schiltigheim), Thaddäus Tiedje (BL Sélestat), Marion Wolff
(SCF).
A l’heure
qu’il est, les français ont élu leur Président de
Ce constat ne fait alors que
confirmer ce que nous avancions il y a quelques mois maintenant. L’absence de
recherche de l’unité des socialistes a été sentie et critiquée et a amoindri
nos chances de gagner l’élection présidentielle. Le manque de clarté, notamment
dans certaines propositions qui ont pu être avancées par la candidate, ainsi
que dans les rapports du Parti Socialiste aux autres partis, ont également été
facteurs de défaite. Enfin, les socialistes ont préféré la passivité à
l’activité, en faisant le choix de l’attente plutôt que de la rencontre avec
les français. En hésitant ainsi à affirmer ses valeurs de gauche et à apporter
les réponses qui lui semblent les plus pertinentes aux français, le Parti Socialiste
s’est laissé entraîner sur le terrain culturel de la droite.
Les socialistes ont du faire face
à un second tour des élections présidentielles mené dans un brouillard
stratégique et idéologique. Les différents moteurs de vote ont été révélateurs
et tendent à confirmer que l’électorat de gauche a voté avant tout pour un camp
et des idées plutôt que pour une personne. La défaite de Ségolène Royal atteste
ainsi l’incompatibilité pour les forces de gauche d’être engagée sur une
dynamique portée par l’individu seul.
Alors
que la campagne législative semblait très mal entamée, la gauche dans son
ensemble est parvenue à gagner près de cinquante sièges de plus qu’en 2002… En
effet, l’ambiance de défaite entretenue par Nicolas Sarkozy et la droite en
général, n’ont pas aidé à la mobilisation tant des militants que des électeurs.
L’électorat de gauche, déçu par la défaite aux élections présidentielles, a cédé
à un esprit de fatalité quant à l’espoir qu’aurait pu susciter une victoire des
progressistes.
Malgré ces quelques sièges
gagnés, les élections législatives sont tout de même une nouvelle défaite pour
le Parti Socialiste à ajouter aux nombreuses autres qui ont affecté la gauche
ces dernières années.
« Une gauche qui agit, une
gauche qui protège ». Digne du slogan du Parti Socialiste, les militants
de la gauche, au niveau local, ont pendant cette campagne été à la hauteur de
l’espoir qu’elle suscite et des valeurs qu’elle défend. Mais, on le sait aussi,
« la gauche qui protège » a souvent été élue grâce à la crainte
qu’inspire le nouveau Président de
Le terme de « refondation » a été utilisé à outrance depuis la défaite à l’élection présidentielle. Depuis plusieurs mois maintenant, aucune personnalité socialiste, toutes tendances confondues, ne s’exprime dans les médias sans l’évoquer. Mais la refondation, il ne faut plus la dire, il faut la faire. Les socialistes doivent rapidement cesser l’inflation verbale et passer, enfin, à l’acte. Les citoyens les attendent, tant d’espoirs ont été mis dans le Parti Socialiste sans que celui-ci ne parvienne réellement à les satisfaire. Le Parti Socialiste doit maintenant relever la tête et être digne de son Histoire, de sa culture, de ses électeurs, des français. La gauche doit maintenant repartir au combat, sur tous les terrains, car la droite a malheureusement dominé la bataille culturelle. Si les ouvriers, si les classes populaires ne se tournent plus résolument vers la gauche, c’est bien que la gauche n’a pas été au rendez-vous. Nous, jeunes socialistes, devons avoir l’ambition de reconstruire, de ne rien laisser de côté, et de s’engager pour la transformation sociale à laquelle tant de Français, au final, aspirent.
Recréer le lien perdu entre les socialistes et la société dans son ensemble, redynamiser le va et vient permanent entre la sphère politique et la sphère sociale doit être l’une de nos priorités. Créer un grand réseau d’éducation populaire afin que tous puissent nous rejoindre, pour gagner la bataille culturelle. Nous ne laisserons pas plus longtemps cette victoire à la droite, nous ne pouvons accepter de voir nos concitoyens adhérer aux slogans individualistes et ultralibéraux de la majorité sortie des urnes, sombrer dans l’aliénation par le travail et dans l’obsession du capital.
11 mai 2007
Fin de campagne présidentielle
Nicolas Sarkozy a donc remporté l’élection présidentielle avec un peu plus de 53% des voix ce dimanche. Il convient d’ores et déjà de prendre acte de la défaite, relativement lourde lorsque l’on songe à la campagne que nous avons menée pour la gauche, pour notre camp, contre celui qui se présente dès aujourd’hui comme le Président d’une France qu’il veut libérale sur le plan économique, dans une société de plus empreinte, sous son action, de conservatisme et de résignation.
Mais malgré la défaite, il convient avant tout de remercier notre candidate, Ségolène Royal, pour la campagne que nous avons pu mener avec elle. Le soutien au Parti Socialiste durant ces derniers mois s’est révélé être d’une ampleur considérable, au vu de l’affluence dans les meetings, dans les réunions publiques, lors de tous les autres événements que nous avons pu organiser et lors de toutes les actions que nous avons menées. Le meilleur signe que nous pouvons faire pour remercier Ségolène Royal, est de transformer ce soutien en adhésion à notre vision de la société, en adhésions à notre Mouvement. Nous aurons besoin d’être plus forts et plus nombreux face aux responsabilités qui sont les nôtres, au jour où nous entrons à nouveau dans l’opposition.
Cette opposition, nous devons avant tout la rendre possible et constructive par la bataille aux législatives. L’agenda politique nous impose, avant de faire le bilan de la campagne, d’assurer une présence du Parti Socialiste au Parlement en juin prochain. Pour cela, restons plus que jamais unis pour faire campagne, et faire gagner, les 10 et 17 juin prochains, un maximum de candidats socialistes.
Après les législatives viendront le temps du bilan de la campagne et le temps des débats sur la nécessaire rénovation du Parti Socialiste, idée que nous défendons depuis longtemps au sein de notre sensibilité.
28 avril 2007
La campagne continue, restons nous-mêmes
Ségolène Royal est au deuxième tour, Jean-Marie Le Pen perd un million de voix par rapport à 2002. L’extrême droite a reculé, et la gauche et les socialistes sont présents pour une véritable confrontation contre la droite. Le spectre du 21 avril est donc momentanément éloigné. Pourtant, le plus dur reste désormais à faire, et en peu de temps.
Si le socle de Nicolas Sarkozy à la sortie du premier tour est plus solide que celui de Ségolène Royal, le candidat de l’UMP fait peur à une grande partie des Français. Cette peur, nous la ressentons tous les jours sur le terrain lorsque nous militons. Mais davantage plus que le « Tout sauf Sarkozy », c’est bien le « Tous pour Ségolène » qu’il faut mettre en avant dans cette dernière ligne droite. Il convient de montrer qu’elle est la meilleure pour rassembler autour de son projet le plus grand nombre de Français. La gauche sociale et démocratique ne se résume pas à l’antisarkozysme, mais se veut à l’écoute des aspirations profondes de nos concitoyens pour porter le vrai changement. Comment rassembler et vaincre, à la vue des chiffres du premier tour ?
Pour certains, la victoire serait difficile, en raison du score déjà important de Nicolas Sarkozy. Il est vrai que la mise en avant d’une droite décomplexée a en partie fait ses preuves, encore qu’il faille discuter l’efficacité de la stratégie de l’UMP face au Front National : si Jean-Marie Le Pen a perdu des voix, il a également pâti de la forte participation, notamment chez les jeunes. Mais la gauche, unie rapidement autour de Ségolène Royal, contribue d’ores et déjà à grossir son score au second tour.
Rapidement, dès le 22 avril au soir, l’attention s’est portée sur les citoyens qui ont voté François Bayrou. La clé du scrutin serait dans ces quelques 18%. Le phénomène qui a conduit au triplement du score de l’UDF entre 2002 et 2007 est bien trop important pour qu’on y consacre des analyses rapides et simplistes. C’est pourtant bien de ce type d’analyses qu’il s’agit lorsqu’on développe l’idée selon laquelle il faudra orienter la campagne vers le centre pour s’attirer les suffrages. Il faut pourtant décortiquer le vote Bayrou, et y distinguer au moins trois catégories.
L’électorat de François Bayrou au soir du 22 avril, n’est ni solidement ancré, ni véritablement centriste. Nous l’avons souvent dit, le centre, c’est la droite. Et cela, nous le vérifions tous les jours dans les exécutifs locaux, lorsque les élus UDF votent avec les élus UMP. Ce centre-droit, nous pouvons l’estimer à 6%, c’est-à-dire au niveau du score de l’UDF en 2002. Il n’y aurait donc pas, plus aujourd’hui qu’il y a cinq ans, de centre développé.
Une deuxième partie de l’électorat Bayrou, représentant également une proportion d’un tiers, rassemble ce que l’on a appelé « l’électorat rebelle ». Ces citoyens ont cru trouver dans le vote Bayrou le moyen de porter un coup à un système qu’ils considèrent sclérosé et inefficace. Sans investir les travers, parfois simplistes, souvent démagogiques, qu’a empruntés François Bayrou durant sa campagne, nous pouvons affirmer que depuis longtemps nous développons le diagnostic d’une France enfermée dans un système institutionnel qui met à mal la démocratie, et que depuis longtemps nous portons l’idée d’une VIe République.
Enfin, une troisième partie de l’électorat de l’UDF au premier tour, a cru voir s’incarner en François Bayrou le vrai changement, face à Sarkozy. C’est évidemment une déception pour nous de n’avoir pas pu rassembler ces électeurs qui, désireux de changement, refusant de replacer la droite au pouvoir pour cinq ans, n’ont pas voté pour la gauche au premier tour. A nous désormais de montrer que la rénovation de la vie politique, la relance de l’Europe, la priorité à l’éducation et à l’écologie, sont des aspirations entendues par notre camp, qui saura y répondre une fois aux responsabilités.
Il faut désormais rassembler la
majorité des citoyens français autour du Pacte présidentiel de Ségolène Royal.
Durant deux semaines, nous devons avoir à cœur de confronter deux projets de
société, le premier qui, pour le changement, s’adresse au potentiel de la
France, le second qui, pour la continuité en pire, s’adresse à une France figée
et crispée. Il n’y a pas de véritable centre en France, il n’y a donc pas à
aller chasser sur d’autres terres pour l’emporter. Il convient au contraire de
rester nous-mêmes, de ne rien renier de nos valeurs et de notre projet de
société qui, si nous le développons et le portons avec force durant cette
campagne, permettra de rassembler autour de nous ceux qui auront, le temps d’un
jour, voté pour l’UDF.
La clé de cette campagne reste de transformer à gauche.
02 mars 2007
La campagne de la dignité citoyenne retrouvée
En cinq ans, la droite au pouvoir nous a fait la démonstration d’une Vème République autoritaire, où le dialogue social n’est qu’un ornement a posteriori, où le citoyen n’est qu’artificiellement consulté sur des projets déjà entérinés. Des réformes gouvernementales passées aux forceps aux décisions des pouvoirs locaux sans consultations autres que des mises en scène à travers des « conseils de quartier » alibis, la droite entache dans notre république le rapport de l’élu au citoyen. En effet, la confiance liant l’un à l’autre, pourtant ciment de la démocratie représentative, n’a eu cesse de s’éroder par une pratique visant à hiérarchiser les compétences desquelles découlerait la légitimité de se forger une opinion et de l’exprimer.
Ce déni de démocratie, dans un environnement de remise en questions des orientations politiques développées cette dernière décennie, est aux sources d’un malaise profond, de la crise du vivre ensemble. Or nos concitoyens ont montré à de multiples occasions la volonté affirmée de s’exprimer, de participer.
Avec le coup de tonnerre d’avril 2002, un certain nombre de socialistes, se positionnant de manière critique face à notre passé récent, ont trouvé dans l’érosion de la dignité citoyenne l’une des clés à la crise du politique que traverse notre régime. S’appropriant cette analyse, les jeunes socialistes ont reconquis le terrain par l’exigence du partage des convictions et de l’écoute de la parole de tous, avec tous.
Avec la phase d’écoute, rencontre de convictions et d’échanges avec les habitants de France, notre candidate remet la dignité des citoyens au cœur de notre méthode politique. Evitant les sur-effets de masses d’ovations à tentations plébiscitaires, les débats participatifs, où plus de trois millions de français ont apporté leurs témoignages et ont étayé le projet socialiste, et les réunions du changement, qui seront pour les socialistes le moyen de repartir à la conquête du terrain par la pertinence de la parole, redonnent aux citoyens leur place d’acteurs centraux du débat public.
Pour nous, la campagne présidentielle de 2007 sera ce temps de la reprise du pouvoir par le peuple, sera cette campagne où l’exigence démocratique redeviendra la colonne centrale de l’action politique.

